Le siège du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (FESPACO) de Ouagadougou a été l'une des institutions durement touchées par les inondations du 1er septembre 2009.Sa cinémathèque qui accueille des milliers de films africains fut endommagée. Une année après la catastrophe, la structure essaie de renaître de ses cendres. Une semaine après les pluies diluviennes du 1er septembre, l'opinion publique burkinabè et les cinéphiles du monde entier apprenaient les dégâts causés par les eaux à la cinémathèque africaine de Ouagadougou. Un haut-lieu de conservation des films africains. On parle d'environ 2000 films touchés par les pluies. Créée en 1989 à l'appel du cinéaste burkinabè, Gaston Kaboré, la cinémathèque africaine de Ouagadougou a entre autres, comme mission la collecte, l'inventaire et la conservation des films. « Après les inondations, nous avons fait le point de tout ce qu'il y a eu comme perte.Nous nous sommes mis à la tâche pour sauver tout ce qui pouvait l'être. Nous avons réussi à récupérer pratiquement les 2/3 des films qui étaient endommagés »,souligne Ardjouma SOMA, directeur de la cinémathèque africaine de Ouagadougou sous le contrôle du Délégué général du FESPACO, Michel Ouédraogo. C'était lors d'une visite dans les locaux du FESPACO, le lundi 06 septembre 2010. La réhabilitation des films avoisinerait le milliard. « De ce coté ,l'Etat burkinabè nous a beaucoup soutenu quand on sait qu'au-delà de ce problème culturel, il ya des problèmes de santé, d'éducation... Il faut aussi noter l'appui des partenaires », a renchéri le Délégué général du FESPACO, Michel Ouédraogo. Pour certains spécialistes en matière de technologie et de cinéma, la numérisation des productions cinématographiques s'impose comme la panacée contre les risques de destruction. Un point de vue partagé par M.Ouédraogo puisque le projet de numérisation date de plusieurs années. Une avancée technologique qui reposera sur la formation des acteurs burkinabè pour un succès du projet. Et de marteler « La technologie ne fait qu'évoluer et ce qui est utilisé aujourd hui ne le sera plus demain. Liens PertinentsNous ne voulons pas faire du FESPACO un festival en quête de technologie nouvelle. Nous travaillons avec le numérique mais l e système des bandes est toujours toujours admis ». Pour la reconstruction de la cinémathèque ,le FESPACO bénéficie de l'appui de plusieurs partenaires notamment, Cultures-France. En cas d'incapacité de réhabiliter certains films détruits, le FESPACO pourrait se tourner vers Cultures-France qui a proposé, via son ex-directeur général, Olivier Poivre d'Avor, un transfert de copies de films à la cinémathèque. « En ce moment nous ne sommes pas prêts à recevoir ces films car nous ne disposons pas de locaux adéquats pour les conserver », a fait savoir M.Soma. Qu'à cela ne tienne, toutes les énergies du coté du pont Kadiogo sont réunies pour une renaissance de la cinémathèque. Be the first to Write a Comment! Copyright © 2010 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. AllAfrica - All the Time
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