Gabonews (Libreville)
interview Libreville — A deux semaines environ de l'élection du nouveau président de la Fédération gabonaise de boxe (FEGABOXE), Théophile Makita Niembo, transfuge de l'équipe sortante que dirige Me Sossa Simanwango, déclare se présenter comme l' « homme de la réforme à même de relancer le noble art gabonais tout en déclinant, dans une interview exclusive à GABONEWS, ses ambitions pour son premier mandat, en cas d'accession à la tête de la dite Fédération... Présentez - vous aux nombreux internautes ? Je suis le lieutenant Colonel-Major, de par ma qualité de militaire en activité, inspecteur général municipal de Libreville, c'est ma fonction actuelle, marié et père d'une famille nombreuse. Quelles sont les motivations de votre candidature à la tête de la FEGABOXE ? Elles sont nombreuses et la première qui m'habite est celle de prôner le changement dans toutes ces réformes , c'est-à-dire à la tête de la Fédération gabonaise de Boxe (FEGABOXE), car il est important , au vu de tous ceux que nous avons vécu , parce que je vous apprends que j'ai été là-dedans il y a des choses qui nécessitent la refonte complète avec bien-sûr l'accord des membres de mon bureau et des présidents des neuf (9) ligues du Gabon. Il y a ensuite l'activation de la boxe féminine qui est une activité désormais olympique et il est important que le Gabon en soit représenté car il y a autant des femmes au Gabon qu'ailleurs ; pourquoi au Cameroun, au Tchad, à Centrafrique les femmes montent-elles sur le ring et pourquoi pas au Gabon ? Alors qu'on a souvent eu le plaisir de voir la commission boxe féminine à l'Å"uvre sans voir le résultat de ladite commission. Il y dans le cadre des aménagements : Nous devons intéresser les handicapés par la mise en place, dans mon bureau, de la commission chargée de l'Handiboxe qui va développer l'aspect handiboxeurs propres aux boxeurs handicapés. Là, aussi, c'est un secteur olympique et, je crois que le Gabon dispose du potentiel qui peut, comme aujourd'hui dans le basket-ball, représenter valablement notre pays dans le cadre des rencontres concernant les handicapés. J'ai vécu dans la fédération sortante où j'ai été 5ème vice-président chargé des ligues. Observé de l'intérieur de tout ce qui s'y passe, m'a permis de déceler beaucoup d'anomalies et beaucoup de manquements car, je crois que nous avons les potentialités humaines. Nous avons les hommes et des femmes capables de diriger la boxe. Ne fait pas la boxe qui le veut. Il faut d'abord avoir des prédispositions, aimer la chose et ensuite adhérer librement sans préjugés, c'est-à-dire ne pas se servir de la boxe pour son devenir mais, servir la boxe pour le devenir de la discipline sportive. Le déficit infrastructurel dans cette discipline pourrait-il constituer un frein dans la réalisation de vos objectifs ? Nous y avons pensé. C'est dans ce sens qu'il est important aujourd'hui d'exploiter deux cibles créneaux : les autorités locales, c'est-à-dire les mairies parce que ce sont elles à l'époque qui faisaient vivre le sport. Regardez Port - Gentil (ville économique, tout appartenait à la commune, et c'était une époque où le Gabon n'avait pas d'argent, où les communes ne fonctionnaient pas avec des milliards comme aujourd'hui et, moi, je dis qu'il faudrait, avec la volonté du Chef de l'Etat, du ministre des Sports, que les communes s'intéressent à toutes les disciplines sportives. Je ne parle pas que de la boxe. Nous devons avoir dans tous les chefs lieux des plateaux pour toutes les disciplines. Au-delà des communes qui, elles, dépendent du ministère de l'Intérieur, nous attendons du ministère des Sports qu'il s'engage à mettre en place des salles de boxe dans les chefs- lieux de province, qu'on est au moins un ring payé par l'Etat pour promouvoir la discipline. Vous-vous imaginez que lors que les gens vont boxer à Port - Gentil ou à Lambaréné, il faut déplacer le ring de Libreville ! Pour nous, c'est peut être normal mais pour les étrangers qui viennent d'ailleurs, je m'excuse, c'est une honte. Aussi, pour satisfaire la curiosité de nos enfants et nos frères à l'intérieur du pays, montrons- leur ce qu'est un ring ! Pour l'heure, ces enfants s'entrainent sur la latérite et quand ils se trouvent en compétition, à Libreville, dans un ring, naturellement, il y a un paradoxe. Ils sont déphasés. Donc, il faut impliquer les communes qui gèrent les espaces pouvant abriter des gymnases ou des galas de boxe. Il va sans dire que c'est d'abord la commune qui doit à aider le gouvernement à dégager des espaces. Plus l'intérêt naîtra pour la boxe dans les coins reculés du Gabon, plus pourrait y sortir un champion. Comme on le sait, à Libreville on se connait tous pendant ce temps, des talents cachés sont tapis en province que nous devons aussi doter en équipements. Comment comptez - vous préparer la relève si les moyens font défaut et semblent être limités? C'est la même chose : là aussi nous avons des boxeurs gabonais qui végètent en Europe alors que certains sont des champions pour ne citer que Taylor. Premièrement, nous allons initier un recensement de tous les gabonais qui sont à l'extérieur pour leur mettre en confiance avec le secret espoir l'actuel Chef de l'Etat qui est un bon sportif comme son défunt père ( Omar Bongo Ondimba, NDLR) nous aidera à rassembler tous ces gens et à leur dire : continuer à boxer en Europe sous les couleurs gabonaises tout en vous rappelant que vous êtes gabonais et soyez disponibles chaque fois que nous aurions besoins de vous comme cela se passe dans le football et d'autres disciplines sportives. Par rapport à la boxe féminine, nous avons le fils Clémenté qui entraine les boxeurs femmes en France avec qui nous sommes en contact. Nous allons tout faire pour trouver des filles qui peuvent intégrer l'équipe française avec l'accord du gouvernement pour un stage sport-école et nous aurons, au final, des boxeurs féminins de haut - niveau nous représenter à l'extérieur. Donc, la boxe pro ou semi pro dépend de ce que le gouvernement veut en faire. S'il veut en faire un cheval de batail, nous aurons des boxeurs professionnels. Quelles sont vos chances face à l'équipe sortante ? Mes chances sont grandes parce que je n'ai pas de bilan mais des projets. Je ne sais pas ce qu'on peut bien reprocher à quelqu'un qui n'a pas de bilan ! J'ai été , c'est vrai, dans ce bureau fédéral qui a poussé à la démission, mais je n'étais que le 5ème vice - président, sans attributions, même s'il est vrai qu'on a fait de moi un chargé des Ligues et, comme qui dirait, à une certaine époque : " je n'ai jamais géré ces ligues ". C'était fantaisiste et, d'ailleurs, ma démission découle de cette situation parce que je n'avais jamais été présenté à une Assemblée - générale pour signifier que c'est Monsieur X qui est désormais le 5ème vice - président. Liens PertinentsPas d'Assemblée générale, pas d'installation : tout ça, c'était du pipo. Ma démission s'imposait pour eux, tout juste pour freiner mon allure, estomper mes ardeurs mais, j'ai une ambition, être à la tête de la fédération. Si je ne suis pas élue aujourd'hui, je m'occuperais d'autre chose parce que j'estime que j'ai beaucoup donné à cette discipline où tout le monde me connait. J'ai quand même un passé dans la boxe où je n'ai plus rien à prouver. J'ai été un bon dirigeant. Cela fait plus de 15 ans que je suis à la tête de cette discipline depuis le départ du général Mombo Nziengui Mouckagni, décédé. Aujourd'hui, je dis que je n'ai pas de bilan à défendre, je n'ai que des promesses auxquelles il m'appartient te tenir au lendemain de mon élection. Be the first to Write a Comment! Copyright © 2010 Gabonews. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. 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